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Conférence donnée en cours de méditation par Jaya Yogacharya le 27 novembre 2015
Attentats de Paris du 13 nov 2015 voir


Alors que nous étions il y a quinze jours de cela en méditation et parlions de l’éducation spirituelle et des valeurs nécessaires de respect entre nous, allaient se perpétrer à Paris, presque en temps réel, des atrocités dignes d’un autre âge malgré les moyens utilisés.
Au regard du monde et de sa dangerosité, les méditants que nous sommes sont finalement des gentils qui parlent du ciel et du silence quand d’autres jouent avec le feu et la mort.
Il en a toujours été ainsi.
Il y a les poètes et les philosophes, il y a les guerriers et les bourreaux.

Malgré la douceur apparente de la spiritualité, elle n’en reste pas moins la voie de la connaissance et elle nécessite un travail exigeant envers soi-même que bien peu de personnes sont aptes à faire.
« La spiritualité n’est pas une question de moralité, mais une question de vision », nous dit Osho.

On pense souvent aux vertus spirituelles ou religieuses comme à des pratiques. Vous aurez beau pratiquer la non-violence, vous resterez violent tant que votre vision n’aura pas changée. Une personne cupide peut pratiquer le partage sans enlever sa cupidité au fond d’elle.
On peut pratiquer l’amour et être le moins aimant en causant toutes sortes de méfaits, guerre, colère, haine ou meurtre. On peut parler au non de l’amour de Dieu en suscitant de plus en plus de conflits en son nom.
L’humanité est malade de cela.
« L’attrait magnétique des religions sur les esprits simples est une véritable aliénation. »

C’est le même attrait qui se produit à un niveau un peu plus subtil chez une grande majorité de gens qui se tournent vers les pratiques spirituelles. Vous aurez beau pratiquer tout ce que vous voulez, vous asseoir en silence, apprendre une posture de yoga, vous transformer en statue, vous resterez le même.
En répétant un mantra ou en réprimant votre mental, vous vous imposerez une certaine tranquilité mais vous risquez bien de n’avoir rien de bien vivant ni stimulant qui se produise en vous.
Cela risque d’être un silence pratiqué que vous obtenez sans aucune compréhension et que vous vous imposez.

La véritable paix naît de la compréhension intérieure individuelle.
Pourquoi vous créez-vous des tensions ? Pourquoi entretenez-vous votre enfer intérieur ? Pourquoi n’êtes-vous pas réellement silencieux ? Et pourquoi, de même, êtes-vous en conflit avec l’extérieur ?
Bien sûr, si vous êtes dans l’égo qui affirme pour masquer sa souffrance ou son ignorance, vous n’êtes pas dans le pourquoi.
Il faut déjà commencer à comprendre le pourquoi de tout cela, et c’est peu à peu de cette compréhension que vous abandonnerez les fausses attitudes qui génèrent la souffrance et la misère.

Un être humain qui en arrive au nom de l’amour de Dieu à massacrer des innocents, a placé dans la faille de sa détresse existentielle, un idéal légitime à ses yeux. C’est un aveuglement.
C’est aussi au départ un homme en souffrance qui a trouvé la voie de la haine.

Avec la compréhension, les choses se mettent à changer autour de vous. Avec la compréhension subtile et spirituelle, vous aimez, vous devenez aimant, vous n’êtes plus possessif et vous n’avez plus rien à prouver.

Quand une personne est heureuse, soudain, toutes ses sources jaillissent et une danse naît en elle. Elle explose de joie, elle devient aussi légère qu’un soufi ou qu’un yogi. Elle devient une présence, une extase divine. Quand vous la voyez, vous voyez le beau de l’existence. Vous voyez un rayon de lumière, vous avez une vision. Lui rendre visite revient à visiter un lieu sacré. En sa présence vous êtes envahi.
Être spirituel, ce n’est pas pratiquer une vertu, c’est acquérir une vision, une vision claire, une clarté.

Quand vous commencez à voir, les choses se mettent alors à changer.

Pour percevoir le monde, on peut le faire de trois façons.
On peut voir par exemple, le monde objectif, le monde des objets si vous voulez.
Chacun est capable de le voir. Nombreux sont ceux qui s’arrêtent là.
Dans le monde objectif, il y a aussi une façon de voir plus complexe, telle la perception faite par la science ou les mathématiques ou la physique, la chimie. Ce monde là est censé être clair et précis. Les sciences humaines et sociales n’échappent pas à cette approche. Concernant l’étude de l’humain, elles incluent aussi les sciences où les mécanismes de l’esprit sont disséqués en vue d’être compris, soit médicalement, soit psychologiquement, soit " comportementalement " ou philosophiquement.

Derrière ce monde là s’ouvre un monde subjectif. Le monde subjectif lui aussi doit être exploré, mais différemment. On doit apprendre à le découvrir, à y pénétrer peu à peu.
C’est celui de l’art, de la créativité. L’homme qui va à l’intérieur de lui-même devient plus poétique, plus esthétique. Une aura différente l’entoure.
Le poète connaît bien son intériorité. Ce qui est à l’intérieur de l’homme n’est pas accessible à l’observation et l’analyse, à la dissection extérieure.

Si vous brisez un pot, plus rien ne se passe.
Si vous brisez un être humain, quelque chose d’immensément précieux disparaît aussitôt.

Vous êtes devant un cadavre et un cadavre n’est plus une personne.
Sur la table du chirurgien, le cadavre n’est plus une personne. Chez le médecin, vous êtes avant tout une maladie. Le dentiste est là pour s’occuper de vos dents et non de vous.

Le grand problème du pourquoi nous avons besoin de tant d’amour, c’est que nous voulons que l’autre nous voit comme une personne et non comme une chose.
Le grand problème aujourd’hui, c’est que plus il y a d’humains, plus il y a de déshumanisation.


La peur d’aujourd’hui, d’autant plus renforcée par les évènements actuels, c’est d’être considéré comme une chose par des gens anonymes, voire, d’être déjà considéré dans leur esprit comme un cadavre.

Seul l’amour peut faire de vous une personne et vous permettre de révéler votre intériorité, vous faire sentir que vous n’êtes pas que votre apparence extérieure.
Le poète, le musicien, le peintre sont plus proches d’eux-mêmes. Ils vivent dans le subjectif, ils savent qu’ils sont des personnes et sont capables de percevoir les autres.
Quand un poète vous parle, il parle aussi de vous et c’est ce qui vous émeut.
Tant que quelqu’un ne vous touche pas et ne vous regarde pas avec amour, votre intériorité reste inaccomplie, non reconnue.
Le besoin fondamental d’être, c’est cela.

La dimension intérieure de l’art pour les sages est supérieure à la dimension scientifique parce que plus proche de vous. Bien sûr, tous les scientifiques ou médecins ne sont pas dépourvus de cette dimension là et certains, peu nombreux toutefois, s’en servent malgré tout dans leur travail. Aujourd’hui, la rentabilité efface bien souvent les sentiments.

Mais ce n’est pas encore là, la dimension spirituelle.

Beaucoup de gens finalement approchent la notion du divin ou de Dieu par la dimension objective sans s’en apercevoir. C’est souvent le problème de la religion pratiquée par le plus grand nombre.
Lorsqu’ils pensent à Dieu, ils en font un objet extérieur. Ils le cherchent dans des lieux, dans des icônes, et regardent en dehors d’eux-mêmes. Ils cherchent des preuves de l’existence de Dieu, mais les preuves ne sont nécessaires que pour les choses.
Le divin n’a pas besoin de preuves. Si vous aimez quelqu’un, quelle preuve y a t-il ?
Vous aimez, point barre. La poésie n’a pas besoin de preuve, pourtant elle existe.
Vous voulez faire la preuve du Divin par la démonstration d’une preuve scientifique ?
Mais Dieu ressemble davantage à la musique qu’à une molécule, même s’il est aussi cette molécule. La molécule soutient votre vie, mais la musique lui donne un sens.
L’amour existe mais on ne peut le posséder.
Si vous voulez le posséder, vous êtes dans la dimension objective.
Combien d’hommes veulent posséder leur compagne !
Si vous possédez une femme, elle n’est plus une personne. Vous la réduisez à l’état de chose. Une personne réduite à l’état de chose devient laide.

Pour revenir à notre monde actuel, nombreuses encore aujourd’hui sont ces femmes amputées de leur identité et réduites en esclavage.

Rendez-vous compte !
Aujourd’hui, il y a des femmes, habillées en burqa, qui se promènent avec des Kalachnikovs pour défendre leur propre prison et combattues par des femmes en treillis armées elles aussi pour défendre l’éternelle liberté que les hommes ont prise aux premières.

Ces femmes, ces hommes, « instrumentalisés », sont devenus des objets utiles pour les besoins de gens qui utilisent Dieu. Ces « femmes choses », ces » hommes choses », offensés ou s’offensant eux-mêmes dans leur intériorité, sont déjà morts avant d’être tombés. Ils sont morts au sensible, à la compassion, à l’amour de l’autre, ils sont morts à jamais à la poésie, à la gentillesse, à l’amour du monde.

Tant que les hommes prieront Dieu pour obtenir quelque chose, ils seront capables de lui demander n’importe quoi, à commencer par le pouvoir !

Mais qu’est-ce que la prière ?
La prière relève du domaine subjectif et non objectif.
Elle ne doit pas être un désir d’obtenir quelque chose. Dieu n’est pas une banque, une assurance vie qui donnera le paradis, l’éternité ou la renommée.

Une personne véritablement établie dans le divin ferme ses yeux et regarde en elle sans rien demander, car le divin est déjà là.
L’homme restera le même tant qu’il ne changera pas de dimension. Même avec un grand chagrin, il lui sera difficile de changer.

Pour rentrer dans la dimension spirituelle et non religieuse, il nous faut passer de l’objectif au subjectif. Il nous faut fermer les yeux, méditer sur le monde, sur nos émotions, sur nos pensées. Regarder plus profondément dans notre monde intérieur, ce monde privé qui n’appartient qu’à nous. N’invitons pas n’importe qui dans ce monde là.
« Vous devez trouver votre visage privé », c’est à dire votre intériorité non habitée par une image ou un concept d’un dieu, mais portée par votre seule nature divine et non par des icônes.


Et le chemin qui mène à cette intériorité spirituelle pour ceux qui ne sont pas encore établis sur le chemin passe par la créativité.
Le vrai prix d’un Caravage ou d’un Turner par exemple, ce n’est pas que leur peinture soit un objet de valeur inestimable, c’est que leur vie ait été riche et unique et qu’ils aient pu créer et se perdre dans leur peinture au point de se réaliser. Voilà le vrai prix, la vraie réalisation. Bien sûr le but n’est pas de faire de vous des artistes car certaines aptitudes sont cependant nécessaires à un certain degré de réalisation. Le but est de vous sensibiliser au processus créatif afin que vous puissiez l’appliquer dans votre vie.
La majorité d’entre-vous ici présents ce soir êtes déjà dans la conscience spirituelle et imprégnés de l’expérience du divin.

Être créatif, c’est savoir devenir fluide.

C’est savoir couler comme une rivière dans vos actes, vos pensées. C’est savoir explorer l’inconnu en vous, être toujours prêt à apprendre, sans but, comme un voyageur, pour connaître tous les espaces et toutes les dimensions de votre être. Soyez créatifs dans tous vos actes.

Alors vous pourrez aisément passer à la dimension très subtile et subjective du transcendant.
Vous trouverez le centre, votre être lui-même qui n’est rien d’autre que la conscience, l’état de témoin.
Un sage n’est pas quelqu’un de vertueux, c’est quelqu’un d’entier.
Rien ne manque, tout est impliqué.
L’objectif et le subjectif se sont dissouts en lui et il est passé au-delà.
La spiritualité, c’est avant tout, tenter d’avoir cette vision là.

Hari Om Tat Sat
Jaya Yogacharya

Bibliographie :
« Un art de vivre et de mourir » de Osho aux edts le Relié
« Je suis la porte » de Bhawan shree Rajneesh aux edts Epi
Adaptation et commentaire par Jaya Yogacharya

 

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